Vers la suppression de « petites taxes » et la hausse des taxes sur les carburants

Quand il s’agit de taxer les contribuables, les gouvernements, toutes sensibilités confondues, ne sont jamais à court d’idées.
Ainsi, les taxes sur les carburants vont augmenter, officiellement dans le cadre de la trajectoire carbone et pour aligner le prix du litre de diesel sur celui du litre d’essence.
Et pour mieux faire passer la pilule, on nous annonce que parallèlement de nombreuses « petites taxes » vont être supprimées.

Suppression de « petites taxes »

Le gouvernement s’engage à supprimer en 2019 pas moins de 22 « petites taxes » qui rapportent peu, voire coûtent plus qu’elles ne rapportent pour certaines les coûts de collecte et de traitement dépassant les gains engendrés.
Ainsi, devraient disparaître la taxe sur les bois et plans de vigne, le prélèvement assurance frontière automobile, la taxe sur les farines, semoules et gruaux de blé tendre, la taxe sur les céréales…
Mais attention cette déclaration du gouvernement est à prendre avec précaution car bizarrement l’Assemblée Nationale, sous le précédent gouvernement, avait déjà voté la suppression de certaines de ces « petites taxes ». C’était en octobre 2014 (voir L’Assemblée supprime la première tranche d’IR et quelques petites taxes) mais quatre ans plus tard ces petites taxes sont toujours là. Étonnant non ?

hausse des taxes sur les carburants

Si la suppression des petites taxes semble assez aléatoire et n’allégera finalement pas le budget des contribuables français, la hausse des taxes sur les carburants est elle une certitude.
La ministre des Transports Elisabeth Borne a en effet annoncé une nouvelle augmentation des taxes, à hauteur de 7 centimes par litre de diesel et de 4 centimes par litre litre d’essence.
La ministre justifie cette augmentation par la hausse de la fiscalité écologique dans le cadre de la trajectoire carbone annoncée par le gouvernement ainsi que par la volonté d’aligner les prix du diesel sur ceux de l’essence. Plutôt que de d’aligner à la baisse le gouvernement a donc choisi, comme ses prédécesseurs une fois de plus, d’aligner à la hausse, tant pis pour toutes les personnes qui ont besoin de prendre leur voiture chaque jour pour se déplacer.

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