Investissement locatif : est-ce une niche fiscale en 2018 ?

Les dispositifs fiscaux concernant l’investissement locatif sont décriés par la Cour des comptes étant jugés non efficaces et profitant seulement aux plus fortunés. Alors, on est en droit de se poser la question suivante : est-ce encore une niche fiscale ? Ou ne vaut-il pas mieux se tourner vers d’autres types comme la location en Airbnb ?

Le statut de loueur LMNP

Lorsque vous proposez votre bien en location en Airbnb, vous proposez à des personnes de passage de le louer sur une courte durée. Cela correspond au statut de LMNP (Loueur de Meublé Non Professionnel) qui permet de faire la location de chambres meublées, d’une partie de votre résidence principale, d’un appartement situé dans une résidence de services comme les résidences d’étudiants ou encore une location saisonnière.

Toutefois, vous ne pouvez conserver ce statut que si vos recettes annuelles n’excèdent pas 23 000 €, que les revenus qui proviennent de la location ne dépassent pas la moitié des revenus d’activité du foyer fiscal ou si vous êtes inscrit au registre du commerce et des sociétés en qualité de loueur. Dans ces cas-là, vous serez considéré comme loueur professionnel, statut régi par d’autres règles et dont la fiscalité diffère.

Parmi les types d’investissement existants, c’est le locatif sur courte durée et donc saisonnier qui présente le plus d’intérêt d’un point de vue fiscal.

Une fiscalité qui incite à la location Airbnb

Si l’investissement locatif dans le but de proposer une location en Airbnb rencontre un vif succès, c’est parce qu’il permet d’avoir une rentabilité très attractive qui se révèle être en moyenne 2,6 fois supérieure à un contrat en longue durée.

Mais, c’est aussi parce que c’est encore le seul investissement locatif qui soit une vraie niche fiscale en 2018. Il faut savoir qu’en tant que loueur de meublé saisonnier, votre activité est considérée comme commerciale. Vos revenus sont fiscalisés dans la catégorie BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) non professionnels comme expliqué sur 123immo.info.

Cela vous ouvre le droit à deux statuts avantageux d’un point de vue fiscal. Ainsi, si vos revenus générés par votre location en Airbnb sont inférieurs à 70 000 € par an, c’est le micro-bic qui vous convient. Il vous permet de bénéficier d’un abattement de 50 % de votre chiffre d’affaires pour les activités de services et de 71 % pour les activités de fourniture de logements qui sont appliqués aux revenus locatifs.

Cet abattement comprend les charges mais ne permet pas d’amortir le bien. Dans ce cas, il est préférable de se tourner vers le régime réel. Ce dernier est une obligation lorsque vos revenus gagnés grâce à la location en Airbnb dépassent 70 000 €.

Ce statut présente l’avantage de vous permettre de déduire toutes les charges (qui comprennent les intérêts d’emprunt ainsi que les frais d’entretien et les réparations courantes du logement), les intérêts et les frais d’emprunt ainsi que les amortissements calculés par composants, et cela pour leur valeur réelle.

La déduction de ces charges peut générer un déficit qui est imputable aux BIC non professionnels. Et, la part des amortissements qui n’est pas utilisée peut être imputée sur la base taxable des revenus des années suivantes et cela sans limite de durée.

Enfin, si un jour vous souhaitez vendre votre bien que vous mettez en location en Airbnb, il est bon à savoir que vous n’êtes pas imposé sur les plus-values sur la totalité de la valeur de votre bien.

Des mesures qui font ce que type d’investissement locatif constitue la niche fiscale la plus intéressante en 2018. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter ce site.

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